Premières mares suite aux pluies en pays dogon. © Sabine Rouhier |
La saison des pluies [Fr]
Luce Michel
Planète Urgence (France)
Le 19-11-2009 (Publié sur internet le 24-11-2009)
681 mots
Dans de nombreux pays d’Afrique, l’année se divise en une saison sèche et une saison humide. Cette dernière est aussi appelée hivernage ou saison des pluies. En Asie, son nom est la mousson.
La saison des pluies, au Mali, commence fin juin, mais selon les endroits, la pluie se fait plus ou moins attendre.
Les averses tombent alors violemment, sur des durées assez courtes, et il fait tout de suite moins chaud. Le niveau du fleuve Niger monte au fil de la saison des pluies. Les pinasses de voyageurs et de marchandises les plus lourdes peuvent de nouveau relier Mopti à Tombouctou. Le poisson est plus abondant, son prix baisse.
A l’entrée de Mopti se trouve une grande plaine. Lors de la saison sèche, des nomades y installent leurs tentes et on y regroupe les troupeaux. Lors de la saison des pluies, les nomades s’en vont et on y plante du riz.
Le paysage n’a plus rien à voir une fois que la pluie est tombée. Très vite, l’herbe pousse et le paysage n’est plus jaune ou rouge, couleur de la terre, mais tout vert.
S’il ne pleut pas assez pendant la saison des pluies, les conséquences peuvent être dramatiques. Cette sécheresse entraîne une famine : les cultures ne poussent pas parce qu’elles manquent d’eau et la récolte est mauvaise. Les habitants n’ont alors pas assez à manger.
Les dérèglements du climat ont des conséquences sur la saison des pluies. Lorsque les gens sont obligés de quitter leur maison, leur village parce que la pluie n’est pas venue et qu’il n’y a rien à manger, on les appelle des réfugiés climatiques. Car c’est le climat qui les pousse à partir.
Saison sèche
 Troupeaux regroupés sur la plaine de Mopti © Sabine Rouhier | Saison des pluies
 Hivernage au pays dogon © Sabine Rouhier |
Champs jalonnés de pierres en pays dogon pour lutter contre l'érosion © Sabine Rouhier | L'hivernage au pays dogon
Tout le monde s’impatiente à l’approche de la saison des pluies. C’est le moment où l’on plante le mil, le riz, les tomates et les oignons en pays dogon. Leur récolte permettra de manger l’année suivante. La pluie est donc vitale, car elle apporte l’eau nécessaire aux cultures.
Dans certains villages, comme ceux du pays dogon par exemple, il n’y a pas l’eau courante. L’eau du puits sert à la cuisine, à se laver et à boire, et à l’entretien des cultures maraîchères. A la fin de la saison de la saison sèche, tout le monde s’inquiète, car le niveau de l’eau est très bas.
Au pays dogon, les habitants ayant dû couper le bois pour faire du feu, il y a de moins en moins d’arbres (cela s’appelle la déforestation) ; résultat, à la saison des pluies, rien ne retient la terre lorsque l’eau dévale les pentes de la falaise. Il y a donc de moins en moins de terre en haut de la falaise. Les dogons essaient de lutter contre cette érosion en jalonnant leurs champs de pierres pour retenir la terre. |