Khao Lak (Thaïlande), avant et après le tsunami du 26 décembre 2004 (image prise par le satellite IKONOS). © CNRS INSU |
Le tsunami [Fr]
Planète Urgence (France)
Le 12-06-2009 (Publié sur internet le 23-06-2009)
773 mots
Ce mot japonais désigne le mouvement rapide d’une grande quantité d’eau. Ce mouvement est généralement provoqué par un séisme, une éruption volcanique sous-marine ou un glissement de terrain sous-marin. Contrairement aux vagues, le tsunami n’est donc pas créé par le vent.
Lorsqu’ils se produisent au large, les tsunamis sont le plus souvent imperceptibles. Mais lorsqu’ils touchent les côtes, ils peuvent causer des dégâts considérables. Selon la hauteur et la force des vagues, d’énormes quantités d’eau s’abattent sur la côte et pénètrent dans les terres.
Des tsunamis meurtriers
•17 juillet 2006 : un séisme d’une magnitude de 7.7 sur l’échelle de Richter a lieu au large de la côte sud de Java (Indonésie) provoquant un tsunami. Le bilan est de 668 morts.
•26 décembre 2004 : le tsunami le plus meurtrier de l’histoire a fait plus de 280 000 victimes en Asie du Sud-Est (voir par ailleurs)
•17 juillet 1998 : un séisme d’une magnitude de 7 sur l’échelle de Richter se produit à 20 km des côtes de Papouasie Nouvelle Guinée. Le tsunami fera 2000 victimes.
Les côtes américaines sont elles aussi régulièrement touchées (Californie, Alaska, Hawaï) tout comme le Japon. |
Le tsunami se caractérise alors ainsi : d’abord, le niveau de l’eau baisse et la mer recule. Puis un raz-de-marée frappe la côte. Les vagues peuvent atteindre jusqu’à 60 mètres de haut.
Les tsunamis sont dangereux à cause de l’inondation qu’ils provoquent. En plus, ils génèrent un courant (lorsque l’eau pénètre dans les terres et quand elle s’en retire) qui peut être très fort. Des personnes peuvent se retrouver happées et entraînées vers le large.
Tous les tsunamis ne font pas de victimes. Encore une fois, cela dépend de leur puissance et du lieu qu’ils frappent. 75% des tsunamis se produisent dans l’océan Pacifique. La grande majorité des autres dans l’Océan Indien.
Le tsunami du 26 décembre 2004
C’est d’ailleurs dans l’Océan indien qu’un tsunami d’une violence sans précédent a frappé le 26 décembre 2004.
Dans la nuit du 25 au 26 décembre, un séisme d’une magnitude exceptionnelle de 9,1 à 9,3 est enregistré à 160 km à l’ouest de l’île indonésienne de Sumatra. L’épicentre se trouve à 30 km sous le niveau de l’eau. La violence du séisme est telle qu’il semblerait que la position des pôles en ait été légèrement modifiée. Les scientifiques estiment qu’un tel phénomène ne se produit en moyenne qu’une fois tous les vingt ans.
Le tsunami a touché l’Indonésie (plus particulièrement la région de Banda Aceh), le Sri Lanka, le sud de l’Inde, le sud de la Thaïlande et l’île touristique de Phuket. Mais la Somalie et l’île de la Réunion en ont elles aussi ressenti les effets.
L’Indonésie est le pays qui recense le plus grand nombre de victimes : au moins 170 000 personnes ont trouvé la mort. Des villes et des villages entiers ont été dévastés.
La mobilisation internationale ne s’est pas fait attendre. Les associations humanitaires du monde entier ont envoyé des hommes et des moyens matériels pour venir en aide aux sinistrés et éviter que des épidémies se déclarent. Les Nations Unies ont coordonné les actions des uns et des autres sur le terrain. Jamais auparavant une telle opération n’avait été mise en place.
Aujourd’hui, on a développé dans cette région du globe des outils censés prévenir de telles catastrophes. Malgré tout, en 2006, un nouveau tsunami a frappé Java sans que les populations aient pu être prévenues à temps de l’arrivée de la vague.
A savoir
Séisme : c’est un tremblement de terre.
Richter : l’échelle de Richter sert à mesurer la force (la magnitude) d’un séisme. C’est ce système qui est le plus souvent utilisé dans le monde. L’échelle va jusqu’à 10. |