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Environnement
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Les Bakas, qui vivent dans les forêts d’Afrique centrale, ont créé une organisation appelée Okani (Debout !) pour aider à former d’autres communautés dans l’art de filmer et de raconter une histoire, afin qu’ils puissent parler de leur vie.
© UNPFII
Les autochtones filment les impacts des changements climatiques sur leur environnement [Fr] [En]

PNUD - Programme des Nations Unies pour le Développement (ONU)
Le 18-05-2009 (Publié sur internet le 09-06-2009)
887 mots


Les Bakas, dans l’est du Cameroun, se servent de caméras vidéo fournies par le PNUD et les partenaires du Fonds mondial pour l’environnement afin de documenter la façon dont les changements climatiques abîment les forêts où ils vivent. C’est ainsi, entre autres, que le PNUD aide les peuples autochtones, dont les représentants vont se retrouver au siège des Nations Unies à New York du 18 au 29 mai pour débattre de la mise en application de l’accord historique de 2007 concernant les droits des peuples autochtones.

Les Bakas, qui vivent dans les forêts d’Afrique centrale, ont créé une organisation appelée Okani (Debout !) pour aider à former d’autres communautés dans l’art de filmer et de raconter une histoire, afin qu’ils puissent parler de leur vie. Leur premier film montre comment ils réagissent aux impacts du changement climatique et à la transformation brutale de leur habitat.

Les arbres portent moins de fruits, le sol a perdu de son humidité, explique un chasseur-cueilleur devant la caméra. Les femmes bakas aiment pêcher. Cela fait partie de nos traditions. Mais le cours d’eau commence à s’assécher et les poissons meurent. La Terre a changé.

Okani est l’un des nombreux projets permettant aux communautés autochtones, partout dans le monde, de s’armer de caméras pour exprimer leurs préoccupations. Cette initiative est financée par le Programme de microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF-SGP), avec une aide du Programme mondial de renforcement des droits de l’homme du PNUD.

Des vidéos participatives, filmées par des populations locales ou autochtones, donnent à celles-ci une voix pour expliquer au monde entier quels sont leurs besoins, explique l’expert en biodiversité du PNUD Terence Hay-Edie. C’est un processus qui permet de construire des ponts entre les communautés et les décideurs politiques et donne aux personnes vulnérables et démunies un contrôle plus grand sur leur propre développement, les droits de l’homme et les décisions qui affectent leur vie.

Les peuples autochtones ont aussi recours à la vidéo pour soumettre des propositions, pour recevoir des subventions et… pour obtenir des résultats.

Il s’agit de former des autochtones, qui apprendront ensuite à d’autres membres de leur communauté à filmer leurs initiatives, reprend Hay-Edie. Une fois le projet terminé, le groupe expliquera, avec ses mots à lui, ce qu’il a obtenu et quelles leçons il a apprises.

Le programme de microfinancement a investi plus de 300 millions de dollars dans des initiatives qui ont trait essentiellement à la sauvegarde de la biodiversité, l’atténuation des changements climatiques et la prévention de la dégradation des sols. Environ 15 pour cent des fonds sont contrôlés par des organisations de peuples autochtones et des zones de gestion communautaire dans plus de 100 pays.

L’internet pour se faire connaître

L’Internet est un outil essentiel pour se faire connaître. Les films sont téléchargés sur divers sites web, comme PNUD-Youtube, le Programme de microfinancement du FEMetConversations avec la Terreou projetés lors d’importantes conférences autochtones.

La vidéo participative faite par les Bakas a ainsi été montrée pour la première fois pendant le Sommet mondial des peuples autochtones sur les changements climatiquesle 24 avril en Alaska.



Débat mondial aux Nations Unies

Quelque 2000 représentants des communautés autochtones du monde entier se retrouveront lors de la huitième session de l’Instance permanente sur les questions autochtones, ou des délégués de divers gouvernements, organisations de la société civile et agences des Nations Unies (dont le PNUD) discuteront de la prochaine mise en œuvre de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones de septembre 2007. La nécessité de recourir à plus grande échelle aux pratiques de responsabilité sociale est également à l’ordre du jour, puisque l’impact du secteur industriel sur les communautés autochtones est particulièrement négatif.

Les quelque 370 millions d’autochtones constituent près de 5 pour cent de la population mondiale mais comprennent 15 pour cent des pauvres et un tiers des 900 millions de personnes extrêmement pauvres qui vivent dans les zones rurales. Leur accès à des services adéquats, comme la santé et l’éducation, est largement en dessous des moyennes nationales.

Les peuples autochtones sont des partenaires clés d’un type particulier de développement, qui respecte leur système économique et social et œuvre en leur faveur sans violer leur culture et leurs traditions. Le PNUD travaille en partenariat avec les pouvoirs publics et les organisations autochtones du monde entier pour mettre en pratique la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, en général par le truchement de processus décisionnels participatifs.
Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e.
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Les commentaires...
Doha
03-07-2009
20:59:27
▼ Aide
▲ Aide
Je m'appelle Doha Eric.Je suis béninois et je suis titulaire d'un DEA de Physique option Energie-environnement et doctorant à l'université nationale du Bénin. Les autorités politico-administratives de mon pays ne s'intéressent qu'à la politique politicienne et ne pensent même pas à la préservation des peuples autochtones, ni à la faune sauvage, ni à la flore, ni aux espèces aquatiques en disparition dans notre riche côte, dans nos lacs, dans nos fleuves et dans nos lagunes. En effet je vous demanderais de m'aider à mettre sur pieds une association de sensibilisation et de vulgarisation des textes de PNUD et ceux de l'ONU sur la question. Je suis décidé à me batre pour l'environnement de mon pays et pour sauver l'atmosphère terrestre. SVP proposez moi des stratégies(étapes,démarches et moyens) à mettre en œuvre pour y parvenir.
Jean-pierre ibucwa
15-06-2009
11:41:10
L'article est tout à fait utile. Cependant nous voulons que, comme acteurs impliqués, dans le lobbying / plaidoyer en faveur des communautés locales et peuples autochtones participions et associés aux colloques, séminaires et sessions de formations en date précises car les informations nous parviennent trop tard.
Declermond
10-06-2009
10:21:19
Je suis très content de cet article et cette initiative tant peuples autochtones que des bailleurs de fonds et tous ceux qui luttent pour la survie de ce groupe minoritaire. Je travaille dans le volet socioéconomique de l'aménagement d'une société engagée dans le processus de gestion durable et de certification et je vis la triste réalité de l'exploitation forestière dans la vie des Baka. Mais à travers la cartographie participative, nous allons aboutir à coup sûr à la sécurisation des ressources clés des Baka. J'encourage mon collègue Messe Venant, un des membres fondateurs d'OKANI de persévérer pour faire entendre ''la voix des sans voix''.
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