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L'agriculture bio est en expansion croissante. Ces nouveaux outils pour faciliter le commerce bio devraient bénéficier principalement aux agriculteurs des pays en développement.
© DR
Développement
Nouveaux outils pour faciliter le commerce bio [Fr]

Teresa Buerkle
FAO - Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (ONU)

Le 08-10-2008 (Publié sur internet le 04-11-2008)


Deux nouveaux outils permettront aux agriculteurs des pays en développement de mieux commercialiser les produits de l’agriculture biologique grâce à un meilleur accès au marché mondial.

Ces outils sont le fruit de six années de collaboration entre la FAO, l’UNCTAD et la Fédération internationale des mouvements de l’agriculture bio (acronyme anglais: IFOAM). Ils doivent faciliter l’écoulement des produits de l’agriculture biologique lors des échanges internationaux.

Le premier outil est Equitool. C’est un guide qui aide les décideurs à évaluer si les normes relatives à la production et au traitement des produits bio d’une région déterminée du monde sont équivalents – c’est-à-dire non pas identiques mais également valides – à d’autres normes bio.

Cet outil facilite le commerce tout en sauvegardant la production bio en fonction des conditions socioéconomiques et agroécologiques locales.

Le second outil, IROCB (International Requirements for Organic Certification Bodies), consiste en un ensemble minimum de critères de performance requis par les organismes de certification bio. L'objectif est de permettre l’importation de produits certifiés par les systèmes de contrôle étrangers.

Ces deux outils viennent d’être approuvés à Genève lors de la réunion de clôture du Groupe international d’experts sur l’harmonisation et l’équivalence en agriculture bio (acronyme anglais: ITF).

Constitué en 2003 par la FAO, l’UNCTAD et l’IFOAM, ce Groupe comprend des représentants de gouvernements, d’agences intergouvernementales et de partenaires clés du secteur privé, y compris des certificateurs et des accréditeurs.

Un marché en croissance

Le commerce bio enregistre une croissance annuelle de 15-20%. Plus de 100 pays exportent aujourd’hui des produits certifiés bio. Mais ce commerce est en butte à une multitude de normes, de règlements et de systèmes d’évaluation de la conformité.

Plus de 400 organismes de certification publics et privés opèrent aujourd’hui sur le marché bio mondial.

Des produits certifiés bio par un système ne sont pas facilement reconnus comme tels par un autre organisme: un véritable casse-tête qui accroît, en outre, les coûts des producteurs et des exportateurs bio qui souhaitent pénétrer différents marchés.

Ces barrières peuvent mettre les bénéfices économiques, environnementaux, sociaux et de santé hors de portée de beaucoup de producteurs, notamment les paysans ayant peu de ressources dans les pays en développement.

Elles entraînent aussi des conséquences fâcheuses pour les consommateurs qui doivent ainsi payer des prix plus élevés pour une sélection plus limitée de produits.

Coopération harmonieuse

Le marché bio est en croissance constante, de nouvelles questions émergent tandis que les normes et procédures de certification bio sont en développement permanent, affirme M. Alexander Mueller, Sous-Directeur général de la FAO.

Au lieu de perdre du temps, de l’argent et des marchés dans cette jungle de normes et de règlements, l’ITF a jeté les bases d’une coopération harmonieuse pour ceux qui souhaitent faciliter la croissance du secteur bio tout en maintenant l’intégrité du système, ajoute M. Mueller.

Normes

L’ITF préconise que le commerce bio doit se fonder sur des normes internationales et sur le principe d’équivalence, et que les organismes de certification bio dans le monde devraient avoir des exigences de performance communes.

Il existe, actuellement, deux normes internationales pour l’agriculture bio: les directives de la Commission du Codex Alimentarius FAO-OMS pour la production, le traitement, l’étiquetage et le commerce des aliments issus de l’agriculture bio et les normes de base de l’IFOAM.
Les opinions exprimées et les arguments avancés dans cet article demeurent l'entière responsabilité de l'auteur-e.
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Les commentaires...
Responsable
11-11-2008
18:32:42

Le commerce bio est une chose bonne en soi, mais est ce que les cultivateurs africains sont bien formés pour pouvoir exceller dans ce domaine qui, nous le savons tous, promet beaucoup.

Si ce commerce ne profitait qu'au pays occidentaux, que deviendrait donc le cultivateur africain qui tout d'abord manque de moyens techniques et financiers pour développer son agriculture.

Pour ce faire l'association ''Le Responsable'' exhorte les pays développés qui pratiquent le bio à organiser des colloques internationaux de formation sur la production et le commerce bio envers les pays africains, pour faire profiter tout le monde.

Il faut aussi que la certification de ces produits ne soit pas un obstacle pour ce commerce et surtout pour les africains.
Serge
05-11-2008
05:37:04

Le bio est une mode, un mythe. C'est seulement une niche commerciale, incapable de mettre fin a la faim. C'est par l'agriculture intensive que l'Europe et la France, ont connue un réel développement agricole.

Moyenne de vie avant la guerre : 55 ans
Aujourd'hui (en mangeant de la merde d'après les écolos) nous vivons +de 80 ans.

Alors, où est la réalité ? Vous avez oublie les maladies liées au fumier, au charbon issu de l'agriculture bio ? Alors, il faudrait mieux une agriculture intensive contrôlée que des gadgets écolo. Controlez plutôt les fabricants et vendeur d'engrais en Afrique et dans le tiers monde qui vendent du rêve et des promesses.
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