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Venue des pays anglo-saxons, cette forme de ''volontariat d'entreprise'' tarde à se développer en Belgique. © Michel Buenerd / Planète Urgence / Le Soir |
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Revue de PresseDes vacances pas comme les autres [Fr]
Rafal Naczyk
Le Soir (Belgique)
Le 02-08-2008 (Publié sur internet le 09-10-2008)
''Le même métier, autrement'' : empruntée à Renate Degrave, coordinatrice du partenariat avec VSO chez Randstad, cette formule résume la spécificité du mécénat de compétences.
Comme à l'habitude, le salarié voit son temps et son savoir-faire rémunérés par l'entreprise qui l'emploie. Mais celle-ci met gracieusement les compétences de ses collaborateurs volontaires à la disposition d'un tiers. Il s'agit généralement d'une association, mais ce peut être une institution culturelle ou scientifique publique, une PME, un chercheur indépendant. Quels que soient leur statut et leur champ d'intervention (social, environnemental, soutien au développement, etc.), les bénéficiaires de ce mécénat actif sont épaulés en raison de l'intérêt que présente leur projet pour la collectivité.
Venue des pays anglo-saxons, cette forme de
volontariat d'entreprise tarde à se développer en Belgique. En cause : un cadre légal relativement restrictif. Pourtant, elle répond aux importants besoins de professionnalisation des associations. Pour organiser de telles bonnes volontés, l'ONG Planète Urgence propose le concept de congés solidaires, permettant aux salariés de partir en mission humanitaire pendant leurs vacances.
Ces volontariats sont financés à 50% par les entreprises. Cela permet aux salariés de s'investir dans l'humanitaire sans pénaliser leur vie professionnelle. Quant à l’employeur cela lui évite une perte de personnel, explique Laurent Boell, porte-parole de Planète Urgence Belgique.
Outre le gratifiant
supplément de sens ainsi conféré à ses métiers, une entreprise qui œuvre au service de la collectivité bénéficie d'une aura citoyenne favorable à l'établissement de bonnes relations avec son environnement. Difficile, donc, de se défaire de l'idée que des opérations de communication se cachent parfois derrière l'engagement de certaines sociétés.
Lorsque l’entreprise s'inscrit dans une stratégie constructive de long terme plutôt que dans un discours idéologique ou militant du patron, on peut y croire plus sérieusement, estime Brigitte Hudlot, qui, au sein de l'association Business & Society, promeut des initiatives de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Mais c'est surtout en interne, soulignent les observateurs, que l'intérêt est le plus net. Levier fort de motivation et d'épanouissement individuel et professionnel des salariés, cette stratégie de mobilisation collective autour de valeurs non économiques fidélise les personnels et favorise le recrutement de candidats
à hauts potentiels.