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Camille Aunis est coordinatrice de missions au siège administratif parisien de Planète Urgence. Elle gère les projets de la ''plateforme Cameroun''. © Julien Genin / Planète Urgence |
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Zoom ProjetLes projets Planète Urgence au Cameroun
Camille Aunis
Planète Urgence (France)
Le
26-05-2008 (Publié sur internet le
28-05-2008)
En 2007, 121 volontaires sont partis au Cameroun, toutes missions confondues. Nous espérons atteindre les 130 volontaires cette année pour répondre au mieux aux besoins locaux. Camille Aunis, coordinatrice de missions, nous présente la ''plateforme Cameroun''.
Concernant les missions Congé Solidaire, Planète Urgence a décidé de concentrer ses efforts de coopération sur 4 pays majeurs : le Mali, le Bénin, Madagascar et le Cameroun. Nous avons appelé plateformes ces zones d’action car elles disposent d’un ou plusieurs centres de ressources en formation, d’un délégué permanent de l’association et d’une logistique renforcée pour l’accueil et l’encadrement des volontaires.
L’objectif de la création de ces plateformes est triple :- Améliorer l’impact et l’efficacité des missions
- Rendre plus visible les actions des volontaires
- Faciliter le processus d’évaluation du programme et des missions des volontaires.
C’est dans cet esprit que nos coordinateurs de missions sont récemment partis en évaluation sur le terrain pour accompagner et structurer ce processus.
La ''plateforme'' Cameroun
Je suis partie récemment en mission d’évaluation au Cameroun afin d’y évaluer les programmes mis en œuvre avec nos 18 partenaires locaux sur l’ensemble du territoire.
Accueillie à Yaoundé par Camille Sandjong de l'UICN (Union Internationale de Conservation de la Nature), et représentante nationale de Planète Urgence nous sommes parties ensemble pour un périple de plus de deux semaines dans le pays.
L’évaluation a débuté par une visite de trois parcs nationaux avec lesquels Planète Urgence collabore depuis 2004 : le Parc National de Waza, la Réserve de faune de Douala Edea et le Parc National de Campo Ma’an. Nous avons également visité le Parc de la Bénoué qui accueille depuis janvier 2008 des
volontaires Planète. Chacun nous a accueilli les bras grands ouverts, en exprimant un enthousiasme débordant pour ce qu'apporte Planète Urgence et les volontaires, tant par l’apport des compétences que des subventions. Nous y avons longuement échangés avec les guides, les écogardes, les conservateurs des parcs, la population locale, les directeurs des différentes écoles dans lesquelles interviennent les volontaires... Nous avons pu mesurer concrètement l’impact de nos actions : un taux de réussite en augmentation à l’école N’Diguina pour certaines sections, des enfants dont les conditions scolaires se sont améliorées grâce à la construction de bancs et de tables, des écoles enfin dotées de bibliothèques avec la possibilité pour les enfants d'emprunter plus d'une centaine de livres, des guides qui osent parler et valoriser auprès des touristes du patrimoine environnemental exceptionnel des parcs camerounais. Mais également des écogardes qui savent désormais manier les outils informatiques, et une population locale dont les conditions de vie s’améliorent sensiblement, comme par exemple un accès à l’eau désormais direct dans un des villages en périphérie du Parc de Waza. Bien sûr, il y aura encore et toujours des manques à combler et des points à améliorer. Mais je suis revenue avec la ferme conviction que le travail de Planète Urgence est utile et contribue bénéfiquement aux populations et à la valorisation des parcs nationaux.
Le passage à Douala, capitale économique camerounaise, fut ensuite l'occasion de rencontrer Michel qui s'occupe de l'accueil des volontaires en transit dans cette ville. Lui aussi se dit heureux d'être un maillon de la chaîne, de se rendre utile pour améliorer un tant soit peu les conditions de travail et de vie des camerounais concernés par les partenariats avec Planète Urgence. La rencontre avec l'association du Gic Agrotour dont l'objectif est la mise en oeuvre de circuits agrotouristiques fut exceptionnelle à plus d’un titre : chaleur humaine, énormément d'enthousiasme et beaucoup de projets d'avenir avec Planète Urgence, notamment la mise en place d’un projet de construction d’écocases afin d’améliorer l’accueil des touristes durant les circuits.
Les derniers jours de la mission furent consacrés aux 6 partenaires de programme de
développement basés à Yaoundé. Là encore, on constate que le travail des volontaires est pertinent : il permet à certaines associations la mise en place de partenariats internationaux (par exemple entre l’ONGAVE et l’Union Européenne), la création de rapports officiels (l’OPED, association de sensibilisation à l’environnement pour la Banque Mondiale), l’amélioration des compétences des salariés (en mise à jour de site web ou base de données), ou encore la mise en place d’outils informatiques qui facilitent aux quotidien la gestion des associations.
En 2007, 121 volontaires sont partis au Cameroun, toutes missions confondues. Nous espérons atteindre les 130 volontaires cette année pour répondre au mieux aux besoins locaux. Pour 2009, notre objectif est de mettre en place au Cameroun une plate-forme Planète Urgence, au même titre que celle du Bénin, du Mali ou de Madagascar fin 2008. Pour ce faire, de nouveaux partenariats vont naître avec des associations et grâce à l'appui précieux de Camille Sandjong. Enfin, 2009 sera aussi l'occasion de la mise en place d'une Ecole Mobile de Brousse dans les régions camerounaises très reculées.