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Certaines vérités ne dérangent plus parce qu’avec le temps elles sont devenues des tabous de Polichinelle. Parmi celles qui dérangent encore et vraiment, qui mettent mal à l’aise et gênent aux entournures, figure l’ineffable choix antinataliste.
© Christophe Magdelaine / Notre Planete
Démographie : la vraie vérité qui dérange [Fr]

Michel Tarrier
Notre Planète (France)

04-01-2008 (Published on the internet : 08-01-2008)
3548 words


Vivre moins nombreux pour que tout le monde puisse tout simplement vivre. Tout pacte écologique devrait sous-tendre l’idée d’un pacte antinataliste.

Homo sapiens est la pire espèce invasive. Tant que la flore et la faune poursuivront leur rythme effréné d’extinction conférée, toute création supplémentaire d'un d'entre nous reste injustifiable. Il faut quelque chose de plus qu’un couple pour faire un enfant, il faut au moins une Planète viable. Pour un ami de la Terre, toute abstinence à la procréation humaine, toute pénurie des naissances sont reçues comme de bonnes nouvelles. Sans peur ni reproche du métissage, le renouvèlement des générations des pays développés devra se faire par les immigrants. Mais si vous estimez que nous n’avons aucune responsabilité ni vis-à-vis des 11 millions d’enfants qui meurent chaque année avant d’atteindre leur cinquième anniversaire, ni à l’endroit des espèces végétales et animales qui disparaissent à la vitesse grand V, que notre reproduction n’est pas excessive ou en tout cas acquittée de telles accusations, alors oui, faites encore et encore des enfants. Mais faites vite !

Certaines vérités ne dérangent plus parce qu’avec le temps elles sont devenues des tabous de Polichinelle. Parmi celles qui dérangent encore et vraiment, qui mettent mal à l’aise et gênent aux entournures, figure l’ineffable choix antinataliste. Contrairement à toute logique, la décroissance démographique reste un problème épineux, un énorme tabou qui n’ose pas dire son nom, un scandale qui provoque tous les courroux ! C’est à peine si on peut l’ouvrir à propos de la décroissance économique ! Suggérer de modérer la démographie d’un Monde en proie à la surpopulation semble relever de l’outrage, de l’infamie, tant le thème appartient à la langue de bois. C’est du domaine de l’indicible, personne ne veut entendre que nous ne devons plus faire autant de petits. Notre Monde est passé de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants depuis l’an 1 de l’ère chrétienne, notre sacro-sainte référence. En augmentant de 4 milliards, la population planétaire a triplé depuis 1950. Stop, ou encore ? On nous donne la preuve par neuf que la Planète ne pourra pas nourrir 9 milliards de Terriens en 2050 ou 17 milliards en 2100, mais en cyniques populationnistes nous voulons continuer à nous multiplier pour atteindre ces 9 ou 17 milliards de Terriens en 2050 et en 2100 ! Et l’on s’inquiète même des nations qui, en Europe, ne montrent plus la même ardeur à procréer !

Une démographie exponentielle adjointe d’un développement économique infini dans un Monde fini, aux ressources non renouvelables pour l’essentiel, en tout cas ne se régénérant pas au rythme de notre folle croissance, telle est l’effarante formule à laquelle nous sommes ancrés. Nous feignons d’ignorer la finitude d’un Monde dans laquelle notre multitude puise allègrement et sans relâche. Nous n’avons nul besoin d’une descendance qui ne recevra en héritage que des lambeaux et des restes. Il y aura toujours suffisamment de candidats pour perpétrer un minimum d’humanité. Je lance un appel au bon sens, au nom des goujats que nous sommes et qui avons tout zigouillé.

Seront-elles donc un jour bonnes à proclamer ces quatre vérités sur le lapinisme humain ? Probablement, mais trop tard. Pour l’immédiat, nous en sommes au secourisme et voir mourir l’humain est insupportable, inhumain. C’est peut-être pourquoi il faudrait dissuader l’humain de trop faire d’autres humains. Ce qui ne nous est nullement insupportable, par contre, c’est voir souffrir et mourir les autres espèces, et notamment nos mammifères, sacrifiés pour servir et nourrir la cause humaine. Il n’y a pour ainsi dire pas de fraternité interspécifique positive (commensalisme, mutualisme, symbiose…), mais strictement négatives (prédation, parasitisme, pathogénie, antibiose…). C’est aussi dans cet égoïsme écologique, dans cette couverture outrancièrement tirée à nous, que réside l’une des raisons majeures du grand déclin annoncé. Malheur à ceux qui ne savent pas partager ! Parce qu’on le sait maintenant, il sera inutile de patienter 4 milliards d’années pour que le soleil dysfonctionne. D'ici là, l'homme n’aura pas été remplacé par un surhomme mais par une mouche. Ou bien la vie en tant que telle aura fatalement disparu du fait de nos géniales erreurs.

Sauver la Planète se résume à une seule et double option : choisir entre l’homme et Gaïa, en cherchant à désamorcer la bombe démographique. Comme nous n’avons pas d’autre alternative à la Planète bleue, que nous ne pouvons donc ni déménager, ni la recharger, le choix est vite fait. La bombe démographique est pour la biosphère la pire arme de dissuasion massive. Elle stigmatise le chaos manifeste.

Nous souffrons d’un manque incurable de discernement écologique et nous voulons satisfaire des exigences anthropocentristes immodérées. Ces erreurs sont pour l’essentiel l’héritage des religions créationnistes ayant placé, selon le dogme, la Nature à la discrétion illimitée de l’homme. Les considérations démographiques ont donc toujours été perçues dans un concept d’intérêts purement économiques et nombrilistes, strictement repliés sur la famille ou le pays, de préférence dans une compétitivité cocardière entre nations. Même le contrôle des naissances n’avait été pensé que dans l’intérêt du genre humain et non de celui légitime de la Planète et des espèces compagnes. Comme si nous étions déconnectés de la Terre, comme si nous vivions sur une île ou un archipel, ou mieux dit dans une arène, sur un ring ou sur un nuage. C’est un truisme que d’énoncer que la Terre n’est pas extensible. Le surpeuplement humain est un vrai calvaire pour la planète. L’avenir ne nous commande plus l’expansion, mais la récession sous forme de décroissance natale (et économique !).

Quelques générations vouées à seulement un enfant par femme, voire assurer un soutien financier aux couples qui n’enfanteraient pas, serait le programme d’une politique courageuse et écoconsciente. On préfère l’option populiste des allocations familiales, gratification sociale crée en France après l’hécatombe de 1918, augmenter la mort a toujours historiquement augmenté la natalité… Au troisième millénaire de notre transit terrestre, de telles prestations doivent être aperçues comme obsolètes, caduques, surannées, relevant presque du rétro ou du kitch, mais qui viennent d’être tout récemment et étrangement instauré en Espagne, comme si l’Espagne n’était pas solidaire d’une Europe lucide et d’une Planète malade de l’espèce humaine.

Posséder une famille nombreuse est un délit environnemental, une grave atteinte à la Planète et à l’avenir commun. On peut régler le sort de l’homme, non seulement en lui apprenant techniquement à contrôler ses naissances, mais surtout en le persuadant de le faire par éthique écologique et planétaire. Question de conscience. Dénoncer l’hyper capitalisme intégré comme généalogie du saccage et de l'administration de la rareté ne suffit pas, les institutions doivent planifier à l’échelle mondiale la soutenabilité des activités humaines par une sage équation du binôme population et environnement.

La société occidentale consomme à l’excès des ressources naturelles dont elle n’est pas détentrice et qu’elle extorque aux nations qu’elle domine tyranniquement. Nous sommes ainsi débiteurs par rapport aux contrées dont les citoyens exploitent beaucoup moins, comme c’est le cas d’un Indien, d’un Vietnamien, d’un Péruvien ou d’un Soudanais. Pour continuer à vivre sur les modes adoptés, un Français nécessite 3 planètes, un Américain quasiment 6, ce qui projette un besoin moyen de 2 planètes pour un Terrien. Belle leçon de solidarité planétaire quand on constate qu’Américain s’octroie un droit de ponction 100 fois supérieur à un Afghan. Difficile ensuite pour un Occidental de s’arroger le droit de donner des leçons de morale dans des pays écologiquement éreintés par notre faute, ou de tenter imposer un apartheid climatique comme ce fut le cas lors de la conférence de Bali. Un nouveau-né monégasque usurpera sa vie entière sa part amazonienne ou groenlandaise sans jamais poser un pied ni en Amazonie, ni au Groenland, on l’a compris. Mais naître en Amazonie ou en Australie présente le méfait potentiel de menacer directement une biodiversité encore vive et remarquable. C’est pourquoi les populations des contrées naturelles présentent le risque rapproché d’une pression plus dommageable encore. On fera d’autant moins un enfant que l’on habite une région sensible, un des derniers bastions du capital vert de l’humanité. Le surpeuplement de l’homme est un antagonisme à la biodiversité. Contrairement à une vue trop hâtive de la situation planétaire, un enfant de plus à Londres, Mexico ou Hong Kong sera un moindre préjudice qu’un début de surpeuplement et d’inquisition humaine d’une Tasmanie ou d’une Papouasie. Restons absents ou absentons-nous de la Patagonie, du bassin du Congo, de la forêt boréale et de bien d’autres paradis encore sauvages et de riche naturalité, heureusement souvent peu hospitaliers pour l’homme. Ménageons les beaux restes du grand catalogue du Vivant, épargnons les ultimes réservoirs de gènes, les chambres fortes de biomasse et de stocks de carbone, mettons les prédateurs envahissants que nous sommes hors d’état de nuire et d’occire les derniers poumons de cette Terre. L’option du tourisme, même respectueux s’il existe, est un filon tout à fait négatif. Les régions encore partiellement épargnées n’ont besoin que d’une chose, de continuer à l’être. Toute présence d’un humain vivant sur le mode occidental incontournable et incontourné de l’American way of life est une calamité pour les équilibres naturels et une menace pour les ressources. Restons chez nous, confions les derniers berceaux de naturalité au savoir faire millénaire des peuples natifs et n’encombrons de nos progénitures et de nos futurs intrépides adultes que nos propres maternités, asiles et services d’urgence !

La population humaine continue de croître mais à un rythme plus tempéré. Cette modération est le fait des pays riches industrialisés où le renouvellement générationnel n'est plus assuré, exception faite des États-Unis où les populations immigrées se chargent d’entretenir une incidence démographique en hausse.

L'ONU prévoit une telle baisse démographique appréciable en Allemagne, en Italie, au Japon, en Russie et dans la plupart des états issus de l'éclatement de l'ancienne Union soviétique. Mortalité basse et fécondité extrêmement basse, dans ces conditions, la population de ce groupe de pays, d'actuellement 1,2 milliard de personnes, ne devrait pas augmenter d'ici à 2050. Une démotivation aux valeurs de la fécondité, une famille éclatée de plus en plus réduite au couple quand ce n’est pas à un seul parent, une infertilité masculine croissante et une planification des naissances majoritairement adoptée sont quelques uns des facteurs limitants. Une autre cause de cette stabilisation mondiale est la propagation du sida, pandémie qui réduit le taux de longévité dans des proportions considérables, comme en Afrique australe où l'espérance de vie a chuté de 62 ans dans les années 1995 à seulement 48 ans pour la période 2000-2005. Ironie du sort ou instinct de survie contreproductif, la densité humaine sera beaucoup plus élevée dans les pays pauvres qui éprouvent déjà les pires difficultés à assurer la sécurité alimentaire de leurs ressortissants. Dans ces contrées, le contrôle de la natalité est pratiquement inexistant et les familles de cinq à six enfants sont la norme. Au Burkina Faso, au Congo Brazzaville, au Burundi et en République démocratique du Congo, en Guinée-Bissau, au Timor Oriental, au Liberia, en Ouganda, au Mali, au Niger et au Tchad, tout comme en Afghanistan, les populations vont tripler avant le terme de ce demi siècle. La courbe générale est donc à un ralentissement de la croissance démographique et à une lente stabilisation de la population globale, en comparaison aux vives progressions des cinquante dernières années. En dépit de cette accalmie, 2050 verra tout de même un effectif minimum de 9 milliards de Terriens, notamment fourni par la Chine et l’Inde. À la même période, cette dernière nation surpassera la Chine et sera en tête de liste des pays les plus peuplés. La moitié des humains habiteront alors l’Inde et la Chine.

Les écologistes, désespérés par l’épuisement des ressources et le déclin des écosystèmes, font remarquer qu’il nous faudra deux planètes pour survivre. Dans un autre domaine, ces deux planètes existent déjà, tout le monde sait bien qu’il y a une planète des riches et une autre des pauvres. La première, usurpée, n’est pas pour nous déplaire… Un milliard de riches occupe l’Amérique du Nord, l’Europe, l’Australie, le Japon et un club très privé de privilégiés qui règnent tyranniquement sur les pays du Tiers-monde. Ce milliard de riches cache aussi sa misère (qu’on ne saurait voir) : Quart-monde dormant sur les trottoirs des quartiers boursiers, Enfants de Don Quichotte s’adonnant aux joies du camping urbain, gastronomes des restos du cœur, etc. Le solde de la communauté terrienne, soit un peu plus de 5 milliards et demi de gens dont le pauvre destin est joué d’avance, croupit dans le reste (et les restes) du Monde. Le premier Monde s’approprie (en tout bien tout honneur !) les 7/10 de l'énergie, les 4/5 du bois et autant des produits de la pêche, les 3/4 des métaux, les 5/6 des crédits d'éducation, les 9/10 des budgets de recherche et de développement, possède les 3/4 des automobiles, neuf avions sur 10, etc. Voilà des chiffres bien peu consensuels et équitables qui prouvent l’excessive mainmise du milliard de privilégiés dont la liberté de puiser et d’épuiser ne s’arrête pas où commence celle des autres 5 milliards soumis au diktat. Nous garantissons ainsi aux plus pauvres de continuer à stagner, voire à s’enfoncer, dans leur état de pauvreté. En terme d’empreinte écologique insoutenable, un Nord-américain ou un Français valent combien d’Africains ? L'état américain le moins densément peuplé qu’est le Wyoming (510.000 habitants) émet plus de CO2 que 69 pays en développement réunis et totalisant 357 millions de personnes.

Les hectares excessifs que s’octroie chaque habitant chanceux du monde occidental et qu’illustre le calcul éloquent de l’empreinte écologique sont usurpés sans la moindre contrepartie au reste du Monde, à celui auquel nous attribuons des dettes extérieures. Un États-unien ou un Européen ne paie pas le service que leur rendent les forêts brésiliennes ou africaines en recyclant leurs émissions de CO2. C’est ainsi qu’il convient de s’interroger sur un certain nombre d’activités autorisées par le progrès, vocable abusif car à double sens. Progrès pour les uns, déficit pour les autres. Savez-vous, par exemple, que l’on importe quotidiennement, par avions gros porteurs, des chargements de perches du Nil en provenance d’Ouganda et de fleurs coupées cultivées en Chine et en Afrique orientale vers l'aéroport de Vatry, dans la Marne (120.000 tonnes de fret par an) ? De tels comportements ne font jamais la une dans les fourberies des Grenelle de l’écologie, portes de secours du capitalisme masqué. Inutile de rappeler les dégâts collatéraux d’activités comme celle de l’exploitation du poisson cité ou de l’horticulture aux impacts environnementaux et humains néfastes. La contradiction est flagrante et gênante entre le désir de lutter contre l’effet de serre et les nécessités du développement économique dans le concept unilatéral où nos sociétés l’entendent.

La reproduction est un phénomène naturel à toutes les espèces, et notamment chez celles opportunistes qui s’imposent majoritairement, s’accaparant le moindre atout pour dominer l’habitat. Cela existe chez les rats, les cafards, les mouches ou les papillons. L’homme, dont l’instinct est fondu à la conscience, primate calculateur par excellence, a conceptualisé cette tendance naturelle afin d’en tirer une stratégie d’avenir tribal, familial, nombriliste et longévive : celle d’assurer sa descendance, et par là même la sécurité de ses vieux jours. Avant les progrès du XXe siècle en matière d’hygiène et de prophylaxie des maladies infectieuses, la mortalité infantile justifiait une surfécondation, par ailleurs toujours soutenue par les pouvoirs séculiers inspirés des religions dogmatiques. Les Livres assurent que le destin des progénitures sera placé sous les auspices de Dieu. Niaiserie. Jusqu’à preuve du contraire, les progénitures existent mais les preuves d’un dieu protecteur font défaut. Pandémies, famines ou massacres belliqueux étaient là pour écrémer le surplus, en appeler chaque fois à de nouvelles velléités procréatrices et à faire des petits à la louche.

Imaginons un autre monde... Le même mais inversé, où nous ne serions plus dominants mais dominés par une autre espèce de grande taille, où nous devrions fuir, nous cacher, ne plus respirer quand l’autre se manifeste, où l’éviction au mieux, l’extinction au pire seraient nos seules issues. Un enfer. Le bonobo, l’orang-outang ou le gorille, l’un d’eux comme espèce invasive et de fourvoiement au sein d’une société humaine d’un effectif modeste, ça vous irait ? Il s’agirait finalement du même monde, toujours avec Homo sapiens surdoué, mais sans pétrole, non plus dopé par les énergies fossiles, la pétrochimie qui fit la révolution verte et la multiplication des pains (ce type d’âge d’or, ou plutôt de toc, les bricoleurs du monothéisme l’avaient prévu…), mais cette fois à hauteur de seulement un ou deux petits milliards. Avec quasiment les mêmes inventions, les mêmes avancées inventives, le même progrès, à quelques techniques près. Mais sur une Planète envahie, pour telle ou telle raison, par le fléau d’une autre grande espèce, disons les bonobos par sympathie et proximité spécifique. Imaginons nos plages et nos cités encombrées de bonobos, imaginons les bonobos envahissant la cité, s’infiltrant, se fourvoyant pacifiquement partout. 7 milliards de bonobos intrus … Ce n’est pas la Planète des singes, c’est notre Planète subissant l’inquisition insupportable du surnombre d’une autre espèce. Imaginons 7 milliards de rhinocéros, des rhinocéros envahissant nos hypermarchés, nos pitoyables animaleries. Notre impact sur les fragiles écosystèmes planétaires est celui d’éléphants dans un magasin de porcelaine. Voilà ce que nous imposons à la biosphère, sans nous en rendre compte un seul instant, convaincu que cela est dans la raison écologique. Eh bien non, ce n’est qu’une erreur, c’est même l’erreur par excellence.

Plutôt crever que partager ! La survie de l’humanité dépend du possible, et non de l’impossible. L’impossible, c’est une meilleure gestion et répartition des ressources. On a tout essayé depuis des lustres et même la morale égalitaire professée par les grands Livres n’a pas donné les résultats escomptés. Notre espèce génétiquement égoïste ne voit pas très loin. Et selon les exégètes, c’est tout au contraire la qualité de vie pour un petit nombre de privilégiés qui va faire l’objet de toutes les prochaines convoitises, tandis que la croissance démographique et tout le drame économique qu’elle va enclencher se concentrera sur une fraction restreinte de la population mondiale : les pauvres. Il y aura une césure nette et croissante entre un Monde développé sans enfants et un mode sous-développé absolument démuni pour nourrir et même rafraîchir toutes ses bouches. Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité. Certains individus devront abandonner une partie de leurs libertés, dont celle de procréer à tout va, au bénéfice de la société universelle. L’éternité de la drôle d’espèce humaine passe par sa décroissance démographique. On passe ou on casse…
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Last comments...
Kernoa
05-06-2009
11:06:46
Il y a une dualité chez l'être humain qui l'interdisait d'être adulte : c'est l'égoïsme profond.

L'humain regarde les photos familiales en pose autour des arrières grands parents qui sont très fiers d'annoncer qu'ils ont une quarantaine d'arrière-petits enfants et se dit : ''Quelle belle famille !''

Parce que c'est la sienne !!!

Par contre le même décompte envers une famille mal aimée ou étrangère donnera invariablement le commentaire suivant ; ''Pffff ! Ca se reproduit comme des lapins chez eux !''

Tout cela est très bien décortiqué dans Le principe de Lucifer de Howard Bloom. Il explique que de tous temps et de toutes espèces la prééminence des gènes est la lutte sans merci que se livrent les espèces pour régner. C'est de la biologie basique animale. Il faut promouvoir notre gène, un point c'est tout.

Encore le cerveau reptilien de l’homme! L'eugénisme existe chez les animaux. On n'a rien inventé. On a juste oublié qu'on était des humains et qu'en tant que tel, il était de notre devoir de nous réguler. Nous ne l'avons pas fait parce que nous ne sommes pas adultes, c'est tout. Nous sommes des irresponsables !!!

L'humain est tellement proche de l'animal et il s'en défend si fort !!!

Alors la régulation se fera autrement, et l’humain aura encore gâché une chance de comprendre qu'il faut savoir s'arrêter à temps. L’humain aura gâché une chance de devenir adulte.
Kernoa
04-06-2009
08:17:28
La surpopulation est une menace sérieuse qui a déjà été évoquée dans les années 70 dans le film de Richard Fleisher titré en français ''Le Soleil vert''.

Il ne faut pas culpabiliser l'occident, parce que cette civilisation a bénéficié d’un climat particulier qui a favorisé sa gestion du temps. Le développement technologique de l’occident lui permet de recycler beaucoup plus de déchets que ne peut le faire les pays en voie de développement. De plus, la super natalité des pays en voie de développement n’est pas uniquement liée à leur pauvreté matérielle intrinsèque. Elle le doit à leurs cultures pour lesquelles les femmes ne disposent pas de leurs corps comme elles l’entendent. De plus leurs climats chauds et humides inclinent à la sensualité débridée. Il faut ensuite bien comprendre que la super natalité des pays pauvres compensait une mortalité infantile démente et ce qui maintenaient ces populations en équilibre démographique.

D’un point de vue purement écologique, les pays occidentaux disposent naturellement d’une hydrologie abondante alors que dans d’autres parties du globe terrestre, il faut lutter en permanence contre la sécheresse.

Ce qu’il faut déplorer, c’est que les moyens de communications audiovisuels exportent comme une publicité gigantesque un niveau de vie technologique que toutes les populations envient alors que leurs cultures indigènes ne sont pas aptes à gérer le mode de vie occidentale sur le plan justement démographique.

La cause réelle de la surpopulation tient dans le principe vital de notre monde qui veut que tout ce qui est vivant croît sans cesse. Normalement les équilibres naturels des populations des espèces vivantes sont assurés par les maladies, les prédations, par les mortalités périodiques apportées par les famines après disparition des ressources alimentaires ou des sécheresses des cycles climatiques.

Autrefois, la régulation démographique des humains était assurée par les guerres, les famines, les maladies du fait des faibles connaissances en médecine et en hygiène.

Aujourd’hui, les sociétés occidentales se sont affranchies de ces fléaux mais ont adapté leurs modes de vie et leurs conceptions de la procréation. A une mortalité plus faible, correspond une natalité plus faible. Heureusement.

Le problème majeur, c’est que les occidentaux ont exporté leurs connaissances médicales dans les pays pauvres par le biais d’organisation humanitaires ce qui a eu pour conséquences de diminuer considérablement la mortalité infantile et d’augmenter la longévité de l’existence. Mais en même temps ces mêmes organisations humanitaires n’ont pas inciter ces populations à modifier leurs comportements culturels en ce qui concerne la natalité, la place de la femme dans la société, et ces populations éprouvent beaucoup de mal à s’adapter aux méthodes de contraception ce qui rend la croissance démographique dans ces pays délirante.

Le différentiel entre la croissance démographique et la croissance économique engendre de la misère qui génère à son tour une forte immigration qui exporte dans les pays riches les problèmes de surpopulation.

Les fautes sont donc partagées entre les pays riches , les organisations humanitaires et les pays pauvres qui recherchent la consommation des biens matériels. Il y a en ce moment un défaut de développement culturel et un humanisme mal compris.

En France, par exemple, on constate un différentiel de natalité de 1 à 5 entre les françaises d’origine et celles issues de l’immigration de fait de l’importation massive de cultures et de religions qui ne sont pas adaptées au pays d’accueil.

Il est clair que traiter du problème de la surpopulation risque de provoquer une déflagration dévastatrice, sorte de régulation par guerres civiles interposées. Pour résumer la surpopulation engendrera de la famine dans certains pays, des guerres civiles et ethniques dans d’autre et il est bien trop tard pour tenter quoique ce soit.

L’humanité doit s’attendre à vivre une sorte d’apocalypse démographique. Il faut d’ores et déjà s’attendre au pire.
Kolgan
03-06-2009
22:24:48
Etant un ramassis d'inepties un peu comme votre discours digne de Malthus et sa conception étriqué de la vie humaine. Bien sûr en écrivant votre article vous mettez à bas tous les signes d'humanité. Quand à ce que vous énoncez, il n'y a jamais de preuve que l'être humain ne [peut] pas vivre à 30 milliards sur la planète.

La différence est que vous voulez faire payer la politique des élites dirigeantes à tous le monde. Enfin quand je lis des comparaisons de l'homme [à] un virus vous êtes à la limite, pour moi, du crime contre l'humanité et on peut déceler une certaine rancune envers l'être humain (et sûrement une généralisation).

Bref comme je dis assez souvent si cette cause vous semble important, eh bien pratiquez-là vous même. Ça sera un grand bien pour l'humanité car des idées ignobles et loufoque (à la limite de la débilité) mourront avec vous.

Je ne vous salue pas.
Treg73
02-05-2009
11:48:13
Hé bé! ça fait du bien de lire quelque chose d'intelligent, où en tout cas dans le bon sens même si c'est imparfait...

Quand j'avais 14-15 ans, il s'est produit une crise mondiale (74 pour ceux qui s'en souviennent) et un mot revenait sans cesse : croissance, croissance et encore croissance... Et ce mot me créait un certain malaise, alors que je prenait conscience de la finitude de notre planète... Croître? Mais jusqu'où? Je vous avoue que cette question me procurait quelques angoisses, aussi je me mis à lire, et lire et lire encore et à partir de là, réfléchir, réfléchir encore, sans pour cela arriver à une solution acceptable.

Puis j'ai compris que les espèces animales, toutes choses étant égales par ailleurs, avaient tendance à s'autoréguler dans la nature livrée à elle même, non pas de leur propre fait, mais par celui de leur intégration totale au ''système'' (prédation, raréfaction etc.).

Or, ce système, nous nous en sommes extrait, et nous l'avons asservi... Et il n'existe rien qui puisse nous résister... De fait, fort est de constater que nos ''progrès'' qui ne sont justifiés que par nous et pour nous, sont synonyme de régression pour tout ce qui nous entoure, alors même que nous nous reposons sur ce qui nous entoure pour réaliser ce progrès tout en en étant déconnecté... Croître, donc... Mais son corollaire est la ''décroissance''... de tout le reste.

''Croissez et multipliez vous...'' ai-je lu dans un des bouquins les plus crétins qui m'aient été donnés de lire... Je pense que l'irresponsabilité est intrinsèque à l'humanité, plus enclins à l'arrogance qu'à la conscience.... Mais je pense que le retour de manivelle ne saurait attendre... Nouveaux virus et bactéries, guerres effroyables pour l'appropriation de ce qui va rester, etc, etc.. Même si la planète ''mourrait'', nul doute qu'il n'y aurait plus personne pour nourrir quelque regret ou remord que ce soit. A part peut être quelques scorpions et cafards.... Mais, après tout, n'est ce pas la vie, aussi?
Yrsacr5
25-02-2009
20:18:12
Je suis de cet avis que tous les problèmes d'environnement et économiques sont dus à la pression démographique. La seule solution est que chaque couple ait un max de 2 enfants, car pourquoi d'autres familles pourraient elles faire plus d'enfants, répandre sa progéniture comme si cette famille avait plus de valeur génétique qu'une autre, et prendre la place au soleil des enfants des autres familles qui aimeraient aussi avoir parfois plus d'1 enfant. Il faut stopper les allocations familiales au-delà de 2 enfants, car après tout, les gens qui se permettent de faire une famille nombreuse, c'est qu'ils en ont les moyens.
Louis
25-04-2008
10:25:59
▼ Bravo !
▲ Bravo !
J'ai des mésanges dans mon jardin et je les observe tous les jours. S'il y a abondance de nourriture, elles ont deux nichées par an. S'il n'y a pas de nourriture, elles ne se reproduisent pas ou font une seule nichée. L'homme fait le contraire... moins il a de nourriture, plus il prolifère.
Polo156
18-04-2008
12:06:59
Interdisons d'avoir des enfants pour mieux vivre dans notre petit confort....
Jamais lu un pareil torchon de conneries, on se croirais dans les pires heures des régimes staliniens ou maoïstes...
Stéphanie
22-02-2008
15:11:59
Merci pour ce texte plein de réalité. Bravo pour la maturité et l'intelligence. La vérité c'est que l'on va souffrir de maladie sans mourir. On va mal vivre, la société nous retirant toute notre satisfaction à contempler les merveilles de la nature.

Les gens qui font des enfants sont parfaitement égoïstes et essaye désespérément de trouver un sens à leur vie ou feignent de ne pas voir ce qui se passe

il n'y a qu'un mot pour décrire tout ceci: Pathétique...
Marie
11-02-2008
13:04:25
Je parlais de l'humilité de l' ''analyse''. Il faut être assez humble, en effet, pour se placer ailleurs qu'au centre de l'Univers, et avoir le courage de reconnaître que nous n'avons pas tous les droits, et que notre liberté s'arrête là où commence celle des autres. Autrement dit, dans la conjoncture actuelle où nous avons infesté toute la Planète au point de la détruire : que la liberté de l'espèce humaine de se reproduire s'arrête là où commence la liberté de vivre des autres espèces.

Bien entendu, il ne s'agit pas d'abonder dans la caricature stigmatisée par Fsp, en prônant une bonne guerre ou un monde de vieux... mais plutôt de canaliser notre ''droit naturel'' à procréer afin d'éviter notre prolifération anarchique.

Des enfants pour l'avenir, oui, mais en quantité raisonnable, c'est-à-dire pas plus que la Planète ne peut supporter. Fixer un objectif d'un seul enfant par personne, par exemple (chacun se remplace), c'est-à-dire un maximum de deux enfants par couple, tout en érigeant parallèlement une ''écotaxe'' sur les familles nombreuses en lieu et place des subventions dont elles bénéficient actuellement, ce serait déjà une bonne hypothèse de départ, qui, compte tenu de ceux qui ne veulent pas d'enfants, aboutirait à une décroissance en douceur de notre démographie. Je ne vois là-dedans ni ''sacrifice sur l'autel de la cause'', ni ''dictature'', ni eugénisme. La maîtrise de notre expansion démographique n'empêchant en rien de travailler également à l'amélioration des conditions de vie des populations existantes.
Deserartik
30-01-2008
13:00:30
Je voulais avoir un mot pour ceux qui ne souhaitent pas avoir d'enfants en accord avec leur principes écologiques comme je les vu ci-dessus, au risque de m'attirer les foudres de leurs partisans, car cela m'attriste.

Je voulais leur dire qu'il y a tant de merveilleux projets à réaliser bien plus utiles à la cause écologique!

On peut faire du bénévolat pendant ses vacances ou en étant volontaire pour sauver les baleines, réhabiliter une espèce en voie de disparition (plantes, animaux),construire des puits, des écoles, former des jeunes (qui ne demandent qu'à apprendre) pour qu'ils bâtissent un monde meilleur dans leur pays par exemple... Il y a plein de combats à mener dans notre pays aussi. Si vous êtes à ce point passionné d'écologie , vous devez connaître beaucoup plus d'actions auxquels participer que moi et c'est ce que ce site fait avant tout, vous en présentez! Le monde n'iras pas mieux si vous restez chez vous sans enfant avec votre télé,internet haut débit etc.

Alors pourquoi être aussi dur avec vous même quand vous pouvez donnez beaucoup plus de votre personne , de vous-même autrement. Je ne parles pas de critères sociaux, psychologiques ou du vécu d'un individu qui peuvent l'amener à refuser de procréer bien entendu, je parle uniquement de la cause écologique.

Pourquoi se refuser un droit naturel, un don de la nature aussi beau, c'est aussi ce pourquoi nous sommes fait, il faut bien le dire: l'envie que nous avons tous ressenti un jour ou l'autre en voyant un bébé parle d'elle-même. Depuis la nuit des temps, nous avons été mis au monde et nous donnons la vie en vue de la protéger, de la défendre comme un bien fragile et d'élever nos enfants à être de bonnes personnes, justes, honnêtes...pourquoi pas un brin militant écologique?

Enfin si l'idée d'accoucher d'un enfant de plus sur cette planète vous rebute mais non le fait d' élever un enfant , faite l'un des gestes les plus nobles selon moi ''adopter'' (dans de bonnes conditions bien sûr)! Pour ceux qui ne sont pas émus par les cris des enfants et l'idée de materner un bébé, que dire des enfants, mi-homme, que personne ne veut adopter: les enfants des rues, des bidonvilles qui ont passé l'âge de dix ans, les enfants vendus et réduits à l'esclavage, les fillettes que leur familles ont vendu pour une bouchée de pain à un homme pour se marier et qui sont en fuite, les ados etc.
Deserartik
30-01-2008
12:08:06
Vous avez une belle plume et je pense, moi aussi, que si nous demandons aux pays en voie de développement une politique de réduction des naissances nous devons nous aussi, les plus gros pollueurs de la terre, le faire.

Il est important que les pays européens cessent leur discours chauvin qui consiste à encourager la natalité et à dire que les francais sont heureux, que tout va bien si la natalité augmente. Ils devraient dire que notre espèce se reproduit beaucoup trop vite sur la planète toute population confondue, je vous le concède... Cependant l'individu doit rester maitre de sa destinée, dans notre pays comme ailleurs.

Pour tout vous dire votre discours m'a fait peur. Nos gouvernements ne font voter des lois suceptibles de déplaire aux gens que dans l'urgence et quand ils le font c'est souvent dans un état d'exaltation, de haine et de mépris des hommes ou de certaines classes de la population. Imaginons un peu et si demain une catastrophe écologique et/ou économique, dans l'urgence j'ai bien peur qu' ils soient amener à votre raisonnement sectaire. Qui aurait le droit de se reproduire, encore les plus grands de notre monde ne pensez-vous pas? Ou des mères porteuses de métier? Nous aurons le droit à un enfant et à l'avortement systématisé après? Le droit d'en faire un autre si le premier meurt? Les enfants en plus seront stigmatisés, catalogués en erreur de l'humanité et les parents pourchassés pour avoir donner à leurs enfants le droit à l'amour fraternel?

Oui moi aussi je crois à l'écologie, à la protection des espèces, mais c'est parce que je crois à l'humanité. Je rejoins parfaitement ce que dit Adam à ce sujet et le propos sur les castors de fps illustre bien la démagogie de votre propos. Je crois au fait que des projets communs en mobilisant les compétences professionnels ou non ,les idées créaTrices et surtout la solidarité des hommes (à travers le monde) sont bien plus puissantes. Il est fini le temps où l'écolo du quartier resté un ermite, vivant reclu et menaçant du doigt les autres pour leur vie non saine...

Des discours comme le vôtre ont trop longtemps éloigné la population et de ce fait les pouvoirs politiques de la cause écologique! Si vous vous voulez des mesures très concrètes et fermes, ils restents plein de gestes simples que tout le monde pourrait adopter qui pourraient devenir une loi, un devoir de citoyen comme trier ses déchets, la fin définitive des ampoules à incandescence classiques, le recyclage des déchets pour le transformer en pétrole, une journée d'appel basé non sur la guerre mais sur la cause humanitaire et environnementale...

Mais, s'il vous plait, n'appeurez pas les gens pour servir votre cause (comme beaucoup de gens font hélas) car seul une action comprise par la population, soutenues par de nombreuses personnes peut passer.Que vous le vouliez ou non l'avenir est bel et bien dans les mains de nos enfants!
Fps
26-01-2008
15:17:34
Ca semble plus simple...
Fps
26-01-2008
14:40:26
Je ne pense pas qu'un texte qui s'intitule ''la vraie vérité''... puisse véritablement être caractérisé par son humilité.
Fps
26-01-2008
14:19:49
Vous dites : ''Le possible pour cultiver les futurs, c’est d’encourager une mondialisation de la dénatalité.''

On sait comment faire, et il n'y a pas de liberté à restreindre : apportez l'eau potable. Les petites filles iront à l'école, au lieu d'aller puiser l'eau, et très vite, elles auront moins d'enfants.
Fps
26-01-2008
11:19:20
...Sauvez des arbres : mangez un castor.
Fps
26-01-2008
11:08:06
...Voilà ce que vous proposez pour résoudre les problèmes ? Et bien, ce n'est pas gai!
Mcc
23-01-2008
20:26:08
▼ Merci
▲ Merci
SAPIENS le mal nommé qui croit tout savoir et qui ne sait rien ou ne veut pas voir la vérité en face. Alors merci pour cet article réaliste et de grâce que l'on arrête de mettre l'amour en avant, à toute les sauces au mépris des (tristes) réalités auxquelles nous allons exposer ces enfants de l'amour...!!

Le seul amour dont nous faisons ainsi preuve et celui de nous mêmes pour assouvir la soit disant récette du bonheur à l'occidental e (maison - voiture - bébé(s) et chien-chien...).

Quand au pays défavorisés, où la natalité est galopante, et, de surcroit, où le sida est plus que présent, c'est à nous d'en éduquer les populations sans oublier d'endiguer la corruption jusqu'au plus haut niveau.

Mais là nous touchons un sujet tout aussi tabou : économie, capitalisme et profit ne font pas bon ménage avec écologie. Hélas, hélas, hélas.

Donc si vraiment vous voulez faire preuve d'amour, envers vos enfants, envers la planète, envers vos prochains, arrêtez de vous voiler la face et réagissez. Aucune action, aussi infime soit elle n'est inutile. Une goutte d'eau multipliée par des millions ferait une nouvelle mer...
Marie
23-01-2008
10:56:36
▼ Bravo
▲ Bravo
Pour la finesse, la pertinence, l'humilité de cette analyse (ça change de l'anthropocentrisme irrécupérable de la majorité de nos congénères...) Et pour avoir eu le courage de le dire.
Gigi
18-01-2008
18:10:03
L'amour !!! Michel Tarrier.

Et si les enfants étaient simplement le fruit de l'amour entre un homme et une femme, très loin de toutes considérations planétaires pseudo-naturo-écologiques ?
Adam
16-01-2008
13:44:04
Votre texte m'a beaucoup gêné car il est vraiment anti-humanité. Or, je crois que le message à délivrer doit d'abord promouvoir l'être humain comme valeur centrale. Rien ne doit être au dessus, l'écologie y compris. Bref attention car votre écologisme risque fort de devenir le fascisme de demain.

D'ailleurs, vous verrez que ,bientôt, notre gouvernement de rétrogrades néoconservateurs vont utiliser cet argument pour faire passer de nouvelles contre réformes.

Donc attention aux visions nihilistes sur l'humanité qui risque de vous faire glisser dans les pires raisonnements rétrograde.

Le nouveau combat doit donc être celui de l'humain, du développement de l'humanité ; ce qui signifie bien sûr une réflexion sur la démographie. La maîtrise de cette donnée fait certainement partie du saut évolutif que doit faire l'humanité si elle veut survivre. Mais il faut le faire avec beaucoup d' ''amour'' de l'humanité. L'être humain n'est pas un animal nuisible , il doit redécouvrir son essence ''divine'' pour retrouver une action juste et un équilibre avec la nature.

Donc vive l'être humain, vive son développement et vive les petits enfants.
Patrick
14-01-2008
13:15:35
Curieux que tant de gens se sentent diminués de n’avoir pas d’enfants, mais ne se sentent pas diminués de vivre, ni de faire vivre leurs enfants, aux conditions qui leur sont faites.

On n’invoque plus guère la nécessité de transmettre l’héritage, de perpétuer le nom, ni la lignée – plus souvent la volonté de sceller le couple -, mais ''La Vie'', ''l’Amour de la Vie'', ''des Enfants'', cotent au plus haut de la bourse des valeurs.

Il semble pourtant que ceux qui vénèrent la Vie au point de l’infliger à leurs enfants, devraient d’abord œuvrer à rendre supportables les conditions de cette vie pour une descendance si désirée, et en défendre la multitude des formes – au delà, bien entendu, des virus militarisables. Qu’au lieu d’un monde carcéral et ruiné, ils devraient s’employer corps et âmes à leur laisser un air respirable, une eau potable, une terre spacieuse, chatoyante de forêts, de glaciers et d’eaux vives ; grouillante de faune, des abeilles aux baleines en passant par les loups et les ours. ''Un terrible rapport préparé par 1100 scientifiques a été publié le 22 mai 2002. Ses conclusions : dans trente ans, 70% de la nature aura été détruite, un grand nombre d’espèces auront disparu et l’organisation sociale se sera effondrée dans de nombreux pays du monde.''
  • Nous sommes aujourd'hui 6 milliards sur terre. Nous serons 9 milliards dans 40 ans.
  • 20% des terriens consomment 80% des ressources.
  • Si nous vivions tous selon l'american way of life, il nous faudrait 5 planètes comme la nôtre.
  • Chaque enfant né dans un pays industrialisé consomme et pollue durant sa vie 30 à 50 fois plus qu'un enfant d'un pays rural.
  • Mais vivrions-nous tous à l'africaine, que cette planète n'y suffirait pas.
  • Depuis 1980, nous consommons plus de ressources que la terre n'en peut reproduire.
Malgré cet effrayant et irréfutable constat, nous restons, au delà de déplorations de pure forme, d’une assez féroce placidité. Après nous le déluge. Ou ailleurs. Ce qui leur importe, c’est la réussite de notre ''plan de vie'', ici et maintenant, dont les enfants sont autant des éléments que des signes extérieurs, au même titre que le couple, le job, la baraque, et tout ce qui – voiture, voyages, conso – contribue aux train de vie, niveau de vie, qualité de vie, de notre Disney World privatif (alias ''bulle'', ''cocon'', ''cellule familiale''). Bref, le nid de l’autruche.

Extrait du texte ''Popullulation''. Un texte aussi implacable que réaliste.

Télécharger l'intégralité du texte ''Popullulation''[rtf]
Natou
14-01-2008
09:10:07
D'accord avec toi Laurent. J'ai deux enfants et je n'ai pas le sentiment de mettre le monde en danger à cause d'eux. Mais que dire effectivement de la surpopulation dans certaines parties du monde. Peut on vraiment imposer des quotas dans ces pays où la seule richesse de ces gens sont leurs enfants et tant pis s'ils meurent? Il y en aura d'autres derrière. On ne peut pas leur en vouloir d'ailleurs. Leurs préoccupations vont bien au delà de ''que va devenir le monde''.
Romain
13-01-2008
17:47:10
Il va falloir créer un équilibre politique entre le nombre d'habitants de la planète et les ressources que l'on consomme.

Problème : On commence à peine à parler des problèmes de ressources au niveau mondial (nourriture, énergie...). Ensuite, Il faudra très certainement imposer des quotas sur la natalité des pays, et enfin trouver l'équilibre entre ces 2 sujets.
Narmo
13-01-2008
01:13:04
...pour arriver au bout de votre logique: L'homme détruit la planète, détruisons l'homme et nous sauverons la planète!
Road
12-01-2008
16:35:31
Bravo au gouvernement chinois qui limite les naissances à un enfant par couple.
Gc
12-01-2008
11:33:08
Bravo pour cet excellent article qui résume tout a fait ma pensée. Je trouve indécent d'avoir des enfants à notre époque: chaque fois que l'on m'annonce une nouvelle naissance je pleure la perte irréversible qui en découle.

Mais je fais ce qui est en mon pouvoir: je n'aurai jamais d'enfant (et oui, je suis une femme), et j'explique pourquoi lorsque l'on s'étonne de mon choix.
La surpopulation ne passera pas par moi !
Blackreptile
12-01-2008
03:22:00
Quel plaisir de lire enfin une analyse concrète de ce qui est caché, ou pas abordé, de lire l'expression du bon sens. Merci pour l'espèce humaine d'avoir écrit votre article.
Laurent dureau
11-01-2008
21:48:26
J'apprécie quand la vérité est écrite mais au fin fond à quoi cela sert-il quand ce sont ceux qui sont au chaud, avec un ordinateur branché à l'internet en haut débit, qui peuvent lire le message et dont la population est en baisse.
En quoi cette lecture va-t-elle changer le monde car les 4 ou 5 milliards de gens qui sont sur la touche sont les premiers à se multiplier pour cause de précarité et de pauvreté extrême.

Pragmatiquement, en restant vraiment terre à terre, il faudrait arrêter de se masturber le bulbe et de s'exclamer devant un franc parler qui finalement ne servira à rien.... car même si nous arrivions à faire que les ''oubliés'' de la croissance cessent de faire des gosses, ce sera tout de même les riches qui en profiteront au final.

La partie est foutue d'avance alors pourquoi parler de générations futures quand bien même on verra de nos propres yeux le résultat de notre propre ''connerie'' consumériste.

Et vous, quel est votre éco-bilan ? Je parierai fort qu'il est largement supérieur au 4/5 de la population actuelle, n'est-ce pas ? Arrêtons de hurler au loup quand nous savons que nous sommes les chefs de meute !
Anne
11-01-2008
21:38:02
Merci d'aborder ce sujet en toute franchise, toute honnêteté. J'évoque parfois la question autour de moi : on veut des enfants avec mon mari mais ce n'est pas en ligne avec nos mœurs et croyances écologiques. Et là, c'est toujours le tollé général autour de nous : vous ne pouvez pas dire ça, et patati et patata...

Je ne sais pas ce que l'on fera dans les années qui viennent avec mon mari, serons-nous être raisonnable et en accord avec nos valeurs ou nous laisserons nous emporter par notre égoïsme d'être humain? L'avenir nous le dira...

Encore merci et chapeau.
Vieux rat
11-01-2008
21:04:39
Pas tout à fait d'accord :

''Homo sapiens est la pire espèce invasive'' : un jugement de valeur. Homo sapiens sapiens, Cro magnon, ne sait pas plus qu'une bactérie se réguler - réguler sa population. Les loups y parviennent, mais, il me semble, pas les lapins qui prolifèrent tant qu'il y a de la nourriture et meurent quand il n'y en a plus.

Nous ne manquons pas d'un discernement écologique, c'est très faux, car nous avons dans la population de nombreux ''savants'', qui le savent et même qui le disent. Ce n'est que vu de très loin que l'on peut dire que l'homme est un prédateur.

Si on regarde les indiens d'Amériques, ceux-ci respectaient soigneusement leur environnement et vivaient très bien au sens n'étaient pas en état de seule survie ! Il est donc faux de dire que nous manquons de discernement écologique - ce qui est juste c'est la destruction de l'environnement, une réalité, mais annoncé par les gens qui réfléchissent, et depuis longtemps ! Ces derniers ont bien compris que les systèmes totalitaires - dogmatiques - incapable de solidarité, inconséquents etc .. ne feraient que des catastrophes (environnementales et sociales).

L'idée de l'homme dominant la nature = l'homme destructeur de la nature n'existe pas. Par contre les forces de pouvoirs aveugles (incapable de prendre en compte la population car une ressource humaine, incapable de prendre en compte l'environnement = une ressource infinie) sont parfaitement identifiées : un pouvoir arbitraire qui n'a rien à voir avec un système démocratique, solidaire, responsable, conséquent. Il se qualifie de totalitaire, et se nomme néolibéral, soviéto-communiste etc ...

Démographie : elle commence à être régulée partout. En Afrique (la plus en retard dans ce domaine), l'augmentation commence à décroitre légèrement. On peut donc espérer que la population mondiale diminue (''normalement'') d'ici un siècle ou deux. En attendant, il est parfaitement juste de dire que nous sommes beaucoup trop nombreux, et surtout que l'augmentation de la population est beaucoup trop rapide au regard des moyens de subsistance. Que cette bombe (prévue, annoncée et dénoncée depuis longtemps) est une catastrophe planétaire.

Mais de nouveau, le pire est dans nos systèmes économiques pas dans l'homme (capable de tout c'est entendu).
Philo
11-01-2008
18:26:23
Heureusement que je ne suis pas entièrement d'accord. Si je l'étais pour aider l'humanité, je devrais commencer par me suicider... L'homme doit changer par l'intérieur, par une prise de conscience de son impact sur la planète. Je ne m'inquiète pas parce que tout ce qui croit meurent et l'humanité comme les espèces qu'elle détruit actuellement disparaitra. Ce n'est qu'une question de temps. Nous ne sommes pas éternel en tout cas pas sous cette forme.
Gwelane
11-01-2008
17:55:07
▼ Bravo !
▲ Bravo !
Entièrement d'accord. Excellente rédaction, étayée d'arguments imparables et de comparaisons éclairantes. A lire absolument, le magnifique texte d'Aimé Michel : ''Lettre à François Mauriac sur le mal fossile'' (Préface à 30 Millions de siècles de vie, d’André de Cayeux ; André Bonne, Paris, 1959). Curieusement, ce genre de texte n'est jamais réédité...
Yole04
11-01-2008
17:05:56
C'est le seul vrai problème de la survie de la terre. Qui va oser d'abord le dire au monde , et qui va avoir le courage de s'y atteler tout en respectant l'Homme et les hommes?
Panpan
11-01-2008
16:05:41
Bravo ! Bravo ! Bravo ! Enfin quelqu'un qui parle, qui dit tout haut ce qu'on n'ose pas dire tout bas.

Page 2 (9ème §) votre phrase sur le tourisme m'a rappelé un numéro ''spécial'' du Nouvel Obs d'il y a un ou deux ans : ''Les derniers territoires préservés de la planète'' (je ne me souviens plus du titre exact. De toutes façons, cela faisait rire...). Suivaient des photos magnifiques qui m'auraient presque fait pleurer, sachant ce qui attend la planète... La dernière page du reportage sous-titrait : ''Comment y aller''. Suivaient une liste d'adresses internet ou autres d'agences de voyages ''spécialisées''... Très chères évidemment. ... Ca revient cher évidemment d'aller emmerder les iguanes ou les pingouins et d'aller faire caca dans l'Himalaya... Sans compter les connards qui font des courses de 4/4 dans les dunes...
Yannickbordeaux
11-01-2008
15:32:06
Enfin je lis ce que je pense depuis longtemps ! Tout simplement génial !
Esteban
11-01-2008
14:30:55
Merci d'aborder ce problème en toute franchise, il était temps qu'on ose en parler.
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