L’impact de la construction de 2.000 kilomètres d’autoroutes induit l’émission d’environ 13 millions de tonnes de CO2. © Kiewit |
Bilan Carbone des projets autoroutiers [Fr]
D. Delestre
RAC-F - Réseau Action Climat (France)
Le 16-04-2007 (Publié sur internet le 17-04-2007)
327 mots
Selon le dernier rapport [1] du Centre d’Analyse Stratégique, la non réalisation des 2000 kilomètres d’autoroutes nouvelles du CIADT de décembre 2003 ferait économiser 2 millions de tonnes de CO2 par an.
L’augmentation de trafic routier induit, n’est pas le seul impact sur l’effet de serre, des projets autoroutiers. Il faut y ajouter l’impact de la construction de ces 2000 kilomètres d’autoroutes, qui induirait l’émission d’environ 13 millions de tonnes de CO2, ainsi que l’impact de l’imperméabilisation de 20.000 hectares de terres. On chercherait en vain l’exemplarité de l’Etat et des collectivités territoriales, en matière de lutte contre l’effet de serre, dans la relance de ces projets. Et pourtant
la généralisation des financements conjoints des grandes infrastructures de transport –contrats de partenariat public/privé (PPP)- rend absolument nécessaire que l’ensemble des acteurs s’associe à la définition et à l’élaboration d’instruments de cohérence et d’arbitrage, dans lesquels les bénéfices en termes de lutte contre les GES joueront un rôle central.
Ainsi le projet très controversé d’autoroute A65 Langon/Pau financé par un contrat PPP [2], n’a fait l’objet d’aucun bilan complet sur l’effet de serre. C’est une des nombreuses raisons qui ont incité les associations environnementalistes à déposer 7 recours juridiques contre ce projet [3], et demander l’annulation de son décret d’utilité publique [4].
[1]
Perspectives énergétiques de la France à l’horizon 2020-2050. Rapport d’orientation. Synthèse. 06/04/07
[2] Contrat de concession de l’autoroute A65 : décret N°2006-1619 du 18/12/06
[3]
cf. www.bap-europe.com
[4] Décret en Conseil d’Etat, d’utilité publique de l’autoroute A65, du 18/12/2006.